L’atelier de tissage de la Scourtinerie c’est 11 machines, toutes conçues par la famille Fert, et dont la plus ancienne encore en activité date de 1900. La plus récente date quant à elle des années 1960.

Les machines, reliées par des grands axes et des courroies, ont fonctionné avec la force motrice de l’eau du canal jusqu’en 1954.

L’atelier c’est également  4 artisans scourtiniers qui tissent au quotidien et finissent à la main les scourtins qui seront vendus soit sur place à la boutique, soit expédiées en Europe et dans le monde entier. Et l’entreprise n’est pas prête de s’arrêter en si bon chemin ; Sophie, l’arrière arrière petite fille du fondateur a rejoint les effectifs en 2014 et assure ainsi la succession au sein de cette fabrique artisanale unique en France.

Vous pouvez nous rendre visite à l’atelier.

Cependant, en raison des restrictions sanitaires dans le contexte Covid-19 , les visites de l’atelier sont momentanément suspendues. Nous vous invitons donc à découvrir  les étapes de fabrication des scourtins ci-dessous.

La fabrication d'un scourtin

Teinture

Les écheveaux en fibre de noix de coco sont teints sur place dans une gamme de 15 couleurs. Frédérique les suspend dans la cour de la Scourtinerie. Puis elle les entrepose dans une dépendance à coté de l’atelier et les classe par couleur.

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Bobinage des écheveaux

Depuis toujours,  la famille Fert se fournit en corde de fibre de coco dans l’état du Kerala , au sud de l’Inde. Cette corde est filée à la main et sélectionnée pour sa grande qualité. A l’atelier elle est mise en bobines afin de faciliter sa prise en main pour le tissage.

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Installation des aiguilles

Les broches en acier sont fixées sur une roue, en nombre impair pour tisser la trame du scourtin.

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Tissage

Le démarrage se fait à la main avant que l’électricité prenne le relais. La machine à tisser réalise la trame au son d’un cliquetis régulier des broches qui travaillent. Suivant l’inspiration ou la commande, le tissage sera soit uni soit multicolore, charge au tisserand d’alterner les bobines de fils pour créer des motifs différents.

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Retrait des aiguilles

Tout en consolidant le tissage, la tireuse enlève les aiguilles, lesquelles  sont remplacées par le fil de chaîne.
C’est la dernière étape où une machine assiste le travail manuel.

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Finition manuelle

Pour finaliser le scourtin, pas de machine, mais la main experte des scourtiniers. Le centre du tapis est terminé à l’aide de crochets et d’aiguilles. Cette étape permet de conserver le scourtin de forme traditionnelle ronde ou bien de le rendre ovale en crochetant le centre du tapis de droite à gauche avec le crochet.

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